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Gestion Efficiente

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Compétitivité : baisse du coût du travail et hausse de la CSG envisagées

Compétitivité : baisse du coût du travail et hausse de la CSG envisagées

L'Elysée, qui planche sur une amélioration de la compétitivité des entreprises, travaille à une baisse des cotisations patronales de 40 milliards d'euros sur cinq ans, affirme le quotidien Le Monde daté du 4 octobre. Une baisse du coût du travail qui serait compensée par une hausse de la CSG.

 

Source : LEntreprise.com

 

"Les entreprises bénéficieraient d'un allégement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)", écrit le quotidien dans son édition datée de jeudi 4 octobre.

 

"Pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages, l'Elysée souhaite étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute-t-il.

 

Ce "choc de compétitivité" progressif permettrait de baisser par exemple les cotisations familiales patronales de 5,4 points, uniquement sur les salaires compris entre 1,6 et 2,2 fois le Smic "de façon à ce que les entreprises exposées à la concurrence en bénéficient", selon Le Monde.

 

 

Divisions internes

 

Le quotidien précise que les arbitrages peuvent encore évoluer, d'autant que les ministères n'ont pas tous le même avis, à commencer par celui du Redressement productif qui plaide pour un "système où chaque investissement productif donne lieu à un crédit d'allègement de charges".

 

Le ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac n'est de son côté pas un fervent partisan d'une hausse de la CSG, a affirmé une source gouvernementale.

 

 

Un choc de compétitivité

 

Le commissaire général à l'Investissement Louis Gallois doit remettre mi-octobre au gouvernement un rapport sur la compétitivité. L'ex-patron d'EADS avait plaidé début juillet, peu avant que lui soit confiée cette mission, pour un tel "choc de compétitivité" de 30 à 40 milliards.

 

De son côté, un Haut Conseil pour le financement de la protection sociale doit dresser un état des lieux cet automne. Le président François Hollande a promis des décisions avant la fin de l'année sur ce dossier délicat, pour une réforme qui verrait probablement le jour début 2013.