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Aides Européennes pour les TPE/PME : de la théorie à la théorie

Aides Européennes pour les TPE/PME : de la théorie à la théorie

Souhaitant mesurer le niveau de connaissance des porteurs de projets et leurs attentes en matière de fonds européens, la Datar (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale) a commandé une enquête d'opinion. Il en ressort que le public des TPE-PME s'estime largement sous-informé...

 

Source : Envie d'entreprendre

 

 

Qui sait que l’actuel programme-cadre européen pour la compétitivité et l’innovation, qui promeut la compétitivité des entreprises européennes, est principalement destiné aux PME ? Apparemment, pas les premières concernées… C’est ce que révèle, notamment, une récente enquête d’opinion réalisée à la demande de la Datar  auprès des bénéficiaires potentiels des fonds structurels européens.


Les TPE-PME, un public moins informé ?

D’après l’enquête d’opinion réalisée par l’IFOP, 79 % des dirigeants de TPE-PME se déclarent ainsi mal informés des actions pouvant bénéficier d’une subvention communautaire. « Les TPE ne sont pas moins informées que d’autres potentiels bénéficiaires puisque l’information est diffusée de manière égale et régulière auprès de tous : 65% disent d’ailleurs savoir que l’Union européenne (UE) a aidé des projets à se réaliser dans leur région », réfute la Datar,


« En revanche, il est vrai qu’elles se sentent moins informées que d’autres bénéficiaires potentiels du Fonds européen de développement régional (Feder) et du Fonds social européen (FSE), tels que les collectivités, par exemple. » Le conseiller de la Datar explique ce sentiment par le fait que les fonds européens s’adressent depuis peu aux PME et aux TPE :      « Elles ne sont devenues une cible prioritaire que depuis 2007 ».

C’est amusant puisque les contrats-cadres sont « 2007-2013 » et que de surcroit les PME sont plutôt agiles et n’attendent pas 5 ans pour profiter de dispositifs qui leur sont destinés. Ceci est encore plus vrai en période de crise. Crise ?  Quelle crise ? Voila un premier point qui étaye comment les responsables et observateurs nous décrivent comment passer de la théorie à…..la théorie.


Second point mis en exergue, « des demandes qui aboutissent moins »

Fort logiquement du fait de leur méconnaissance de l’existence des fonds européens, les petites entreprises sont très peu nombreuses (moins d’une sur dix) à avoir déjà formulé une demande de subvention.


Néanmoins, lorsqu’elles sont formulées, « 58 % des demandes des TPE-PME ont une issue favorable, ce qui est un chiffre encourageant », souligne la Datar. Ceci est discutable quant on connaît le temps et l’énergie nécessaire pour le montage de ce genre de dossier.


Pourtant, là encore, ce taux de réussite est moindre comparé à celui des autres publics (90 % pour les pôles de compétitivité et 81 % pour les collectivités, par exemple). « Certes, le chiffre est inférieur à ceux des autres publics interrogés dans cette étude, mais ces derniers ont une plus grande habitude de formuler une demande de subvention européenne et de constituer ce type de dossier. En outre, si l’Union européenne a souhaité soutenir fortement la compétitivité économique des territoires, ce soutien est orienté vers des priorités R&D, innovation, développement durable… que toutes les TPE ou PME ne développent pas. » Et pour cause !


Par ailleurs, les PME et TPE sont parfois des bénéficiaires indirects des fonds européens : des collectivités et organismes paritaires utilisent ainsi des crédits européens pour mettre en place des plateformes d’innovation ou des actions collectives, dont bénéficient les TPE et PME ».


Encore la une belle image théorique ! Nous bénéficions tous de ces financements indirects (public, privé, entreprise…), est-ce une raison pour s’en satisfaire ?


D’après l’étude IFOP, les sujets pour lesquels l’information est jugée la plus incomplète se rapportent aux montants des aides (17 % seulement des dirigeants de TPE-PME s’estiment suffisamment informés sur ce point) et aux délais d’attribution (14 % se disent bien informés). En clair, les entreprises pensent obtenir quelque chose, mais sont bien en peine d’estimer le montant de cette aide. Difficile, dès lors, de compter sur ces fonds pour leurs projets…


Ça, c’est de la pratique ! Allez voir votre banquier, en lui disant que vous ne savez pas quel chiffre d’affaires vous allez réaliser et que vous n’avez aucune idée du délai nécessaire au développement de votre projet. C’est sur il va vous suivre….


Alors, vers qui faut-il se tourner si l’on souhaite s’informer ? « Les actions d’information et de sensibilisation ciblées vers les TPE et PME se font à trois niveaux : les cabinets spécialisés, en local et national .Cette réponse ne vaut que pour moi !  A la Datar seuls deux niveaux sont pris en compte. Les spécialistes tels que votre serviteur sont exclus…


Et oui nous faisons certainement concurrence aux administrations, car les entreprises peuvent s’adresser aux préfectures, conseils régionaux, organismes consulaires au niveau local. Quant au niveau national, l’ensemble des CCI sont actuellement formées au mode opératoire des fonds.


Sans vouloir être ironique tout en soulignant le mérite d’exister pour ses organisations, quel entrepreneur ne s’est pas fait balader de services en services ou attendu pas mal de temps avant de se faire raccrocher au nez? Sans pour autant avoir eu son information.


De la théorie à la… Théorie  !


Entrepreneur, sachez que les dispositifs existent, que vous êtes éligibles, il ne reste plus qu’à passer de la théorie à la Pratique !!!