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Publié par Gestion Efficiente, Faciliteur de Gestion

La rupture est consommée entre les cadres et dirigeants de PME et l’équipe au pouvoir depuis mai dernier. Alors que le bras de fer entre les créateurs d’entreprises « pigeons » et le gouvernement va se poursuivre durant tout le débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2013, l’enquête réalisée par TMO auprès de 518 dirigeants et cadres vient confirmer leur inquiétude quant à la politique économique de l’équipe Ayrault. Une enquête réalisée pour le Journal des entreprises entre les 22 et 25 octobre.

 

 

Source : Le Journal des entreprises

 

 

Le chiffre le plus éloquent : 83 % des cadres et dirigeants se sentent mal-aimés du gouvernement. Et pour cause : quasiment aucune des mesures touchant au plus près la vie des entreprises ne reçoit leur aval. La hausse des cotisations sur les indemnités de rupture conventionnelle, les accidents du travail et les maladies professionnelles ? Retoquée par 81 % de nos sondés. La suppression de l’exonération sociale pour les salariés créateurs d’entreprises ? 74 % y sont défavorables. La baisse du niveau de défiscalisation des intérêts d’emprunt pour les montants des intérêts de plus de trois millions ? 59 % rejettent la mesure. La taxation à 75 % sur les revenus supérieurs au million d’euros ? 67 % d’opposants… mais tout de même 32 % de dirigeants favorables.

 

 

79 % soutiennent les « pigeons »

 

Sans surprise, les dirigeants sont plus enclins à approuver la création de la Banque publique d’investissement (65 % de favorables). Sans surprise également, ils soutiennent à une très forte majorité (79 %) le mouvement des « pigeons » contre le projet d’alourdissement de la taxation sur les plus-values de cessions d’entreprises. Ce projet fiscal est plus considéré comme un frein à l’initiative (73 %) que comme une juste contribution au retour à l’équilibre des finances publiques 22 %).

La cote d’amour des pigeons se confirme lorsque l’on interroge les dirigeants sur la confiance qu’ils accordent aux syndicats, associations et mouvements pour défendre les intérêts de leur PME : 41 % font confiance aux syndicats patronaux, 38 % aux associations d’entrepreneurs et 32 % aux mouvements spontanés comme celui des pigeons.

 

 

La cote d’Hollande au plus bas

 

Elément d’inquiétude pour les mois à venir : les chefs d’entreprises et cadres considèrent que les mesures gouvernementales vont les amener à réduire leurs investissements (52 %), réduire leurs embauches (51 %), réduire leurs effectifs (33 %). Seuls 20 % estiment ces mesures sans conséquence sur la gestion de leur PME.

En toute logique, la cote de confiance à l’égard de François Hollande est très faible : 83 % ne comptent pas sur lui pour soutenir les PME, 78 % ne croient pas qu’il soit capable de relancer l’économie française. Autant d’éléments qui pèsent sur l’optimisme des cadres et dirigeants, mesuré chaque trimestre par TMO pour le Journal des entreprises : 48 % se disent pessimistes pour les six mois à venir pour le niveau d’activité de leur entreprise. Ils étaient 34 % de pessimistes en février, 44 % en mai et 36 % en septembre.

 

 

Méthodologie : enquête réalisée du 22 au 25 octobre auprès de 518 cadres et dirigeants. Résultats pondérés pour obtenir des résultats représentatifs des entreprises françaises.

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