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Publié par Gestion Efficiente, Faciliteur de Gestion


Les salariés sont unanimes:

ils sont 75% à ne pas vouloir la place de leur patron !

Etre patron,

c'est être responsable de l'avenir de :

 sa famille

♦  ses salariés

♦  son entreprise familiale

Tel est l'un des enseignements du sondage Majencia OpinionWay publié le 9 octobre 2010(1).

Parmi les raisons invoquées figurent :

  • la peur des responsabilités (56%), 
  • l'incapacité à prendre des décisions désagréables (40%), 
  • la crainte de trop de travail (19%).

Ces 3 raisons sont pourtant constitutives du rôle de patron. Dans les TPE/PME, le patron est responsable juridiquement, financièrement et moralement. Au-delà de ces obligations, il se sent responsable de l’avenir de sa famille, du devenir de ses employés, de la préservation d’un héritage, de la poursuite d’une aventure.

Être patron, c’est s’engager à assurer le paiement des salaires, à préserver l’emploi, à rémunérer ses associés, à régler les échéances, à payer les fournisseurs et ainsi de suite.

Patron est centre de gravité

 

Tout en haut de la pyramide, le patron de la PME est le recours ultime pour toutes les questions complexes.

Il se doit de dénouer toutes les situations. Il est celui vers lequel on se tourne pour toute décision importante. Il traite nombre de demandes (légitime ou non). Il incarne l’entreprise vis-à-vis du monde extérieur.

Dans une petite ou une moyenne entreprise, la possibilité ou la latitude économique d’embaucher des « managers » aux compétences utiles pour alléger la charge du chef d’entreprise est souvent restreinte. Seul stratège face aux grandes décisions engageantes et face à l’urgence, le chef d’entreprise doit aussi assurer la conduite fonctionnelle et quotidienne.

Cependant, posséder l’esprit d’entreprendre, la force d’assumer de grandes responsabilités et le caractère indispensable pour porter son projet ne font néanmoins pas du patron un surhomme ! Quel patron n’a jamais ressenti cette solitude ?

« L’idéologie du leadership reste pugnace et interdit au patron d’avoir des failles. Elle leur impose d’apparaître tels des surhommes. Parallèlement, le fait de parler de stress des collaborateurs a conduit à une victimisation des salariés et, face à des victimes, il faut un bourreau. Cela a recrée un manichéisme qu'il faut briser. »

Ce constat, dressé par O. Torrès(2), et étayé par l’étude menée par l’Ordre des experts-comptables(3) est la traduction du relatif isolement que subissent les patrons des TPE et PME.

 

Au sein des TPE et des PME, la crise est un état courant. Tellement courant qu'il en devient habituel et constitutif de la vie normale de l’entreprise :

  • Absorber une commande imprévue, 
  • Compenser un impayé, 
  • Suppléer à l’absence d’un salarié, 
  • Gérer un problème de logistique, 
  • Etc.

 

Ces exemples illustrent cet accommodement continu et constant qui caractérise la bonne marche de l’entreprise.

Le patron porte tout

Ainsi, nombre de fondateurs, de propriétaires et de gestionnaires de TPE et de PME ne peuvent compter pour gérer que sur leur instinct, leur bon sens et leurs expériences, notamment pour :

  • Les actions commerciales, 
  • Le recouvrement, 
  • Le suivi des équipes, 
  • Le recrutement, 
  • Les tâches administratives, 
  • Les réclamations des clients, 
  • La recherche de fonds, 
  • Et ainsi de suite...

Surmenage, multiplication des tâches et des rôles, incertitudes économiques, disponibilité pour les clients, responsabilité face à l’avenir de son équipes, inquiétude sur son devenir personnel sont autant de facteurs générateurs de stress.

 

La formation du résultat et de la trésorerie d'une entreprise relève d'une cheminement complexe où interviennent de nombreuses étapes intermédiaires.

Toute décision quant au devenir de l'entreprise a une traduction plus ou moins directe sur la trésorerie ou le résultat.

La vidéo ci-dessous met en image, de façon certes simplifiée et pas tout à fait académique, mais, et c'est l'essentiel, de manière claire et synthétique les interactions en oeuvre.

Ces interactions ont des conséquences à la fois positives et négatives sur le résultat et sur la trésorerie. La somme de ces effets donne la variation nette de votre résultat et de votre trésorerie.

Là réside l'une des difficultés que rencontrent les entrepreneurs : déterminer les incidences à court terme et à plus long terme des décisions.

 

 Une vidéo d'illustration

 

 

1 Sondage publié à l'occasion de la journée J'aime ma boîte

2 Olivier Torrès : Chercheur à l’ERFI et chercheur-associé à l’EM-Lyon - Membre de l'Observatoire Amarok étudiant le stress des patrons de PME

3 Etude OEC - TNS Sofres - Les Echos

 

 

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